Ligue Europa: en Europe, l'OM fait flop
Trois matches, trois défaites: encore battu jeudi en Autriche sur la pelouse de Sturm Graz (1-0), l'OM ne parvient pas à se mettre au niveau de la Ligue Europa, une compétition où ses espoirs de qualification sont désormais assez minces.
Après les noirs et blancs de Besiktas (4-1), les Marseillais sont donc tombés chez les noirs et blancs de Graz au bout d'une performance très faible. Entre-temps, l'Olympiakos est venu s'imposer 1-0 au Vélodrome et la pauvre troupe de Bruno Genesio reste donc bloquée au zéro pointé.
Mercredi, l'entraîneur marseillais fixait la ligne de qualification autour des 10 points, un de plus ou un de moins selon les circonstances. Il en reste 15 à prendre et les comptes ne sont donc pas encore faits.
Mais l'OM devra en montrer beaucoup plus, dès le prochain match dans deux semaines à Leverkusen, pour s'imaginer un avenir européen.
À Graz, la patrie d'Arnold Schwarzenegger, il n'était pas spécialement question de montrer les muscles pour cet OM encore convalescent mais au moins un peu requinqué par son net succès de dimanche à Angers (5-2). Simplement, Genesio voulait "cultiver la confiance".
Satisfait d'avoir retrouvé un effectif un peu mieux garni, le coach marseillais avait opté pour un large turn-over, avec les revenants Bamo Meïté et Ulisses Garcia, en plus de trois jeunes, Nouhoum Kamissoko, Keyliane Abdallah et Kelyann Bezahaf.
Et c'est peut-être justement par manque d'expérience que l'OM a laissé Sturm Graz faire la course en tête. À la 13e minute en effet, une gourmandise du jeune Kamissoko (21 ans) était immédiatement punie par les Autrichiens et leur jeu vertical, contre lequel Genesio avait pourtant mis en garde: l'encore plus jeune Luca Weinhandl (17 ans) servait l'ancien Rémois Oumar Diakité et les Autrichiens étaient devant (1-0).
- Priorité à la L1 -
La suite de la première période a été marquée par une quantité assez invraisemblable d'erreurs techniques marseillaises, certaines grossières, avec des performances particulièrement inquiétantes pour Angel Gomes ou Neal Maupay.
À la 31e minute, Jeffrey De Lange a sauvé son équipe devant Jakob-Peter Hödl et il fallait un nouveau miracle, quelques minutes plus tard, pour éviter le break: une nouvelle erreur grossière d'un "minot", Abdallah cette fois, offrait un superbe ballon à Simon Seidl, dont le lob terminait sur la barre de De Lange, plus que battu.
Côté marseillais, il n'y avait pas grand-chose à sauver, pas même la frappe sur l'extérieur du poteau d'Abdallah (40e), qui aurait pu faire mieux.
Au bout du compte, le constat était assez accablant pour l'OM à la pause. Entre les erreurs de sa jeunesse et les insuffisances de ses cadres, en mal de justesse et d'ambition, le club marseillais était en grande souffrance face au 4e du championnat d'Autriche.
Sans surprise, Angel Gomes et Maupay n'ont pas survécu à leurs 45 premières minutes, laissant leurs places à Igor Paixao et Himad Abdelli.
La suite alors a été un peu meilleure pour l'OM, renforcé aussi par le retour de Pierre-Emile Hojbjerg, qui récupérait au passage le brassard de capitaine dont on l'avait privé en début de saison sur demande de la direction du club.
Mais les Autrichiens sont restés dangereux en contre jusqu'au bout et Marseille n'a finalement pas été très menaçant, avec pour actions les plus saillantes une tête à côté d'Abdallah (53e) et une ribambelle de frappes de Paixao dont une seule (70e) a trouvé le cadre.
En 1999, Sturm Graz avait déjà battu l'OM dans ce même stade (3-2). C'était en Ligue des Champions et Marseille, jeudi, en était assez loin. Sa priorité est la Ligue 1 et la venue du Havre dimanche.
B.Mohsen--CdE