La Bourse de Paris sur sa lancée après l'annonce d'un accord de paix
La Bourse de Paris a poursuivi mardi sur sa lancée à la hausse après l'annonce d'un accord de paix au Moyen-Orient qui peut enclencher un cercle vertueux entre baisse du pétrole, de l'inflation et des taux.
Vers 10H30 de Paris, l'indice du CAC 40 progressait de 0,59% à 8.435,81 points. La veille, le panier des 40 principales valeurs françaises avait gagné 0,40%.
"Le marché achète la fin du choc pétrolier, mais pas encore la fin complète du choc inflationniste", résume Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier.
"L'accord sur" la guerre en "Iran a favorisé un regain d'appétit pour le risque global", soulignent les analystes et les stratégistes de Natixis, qui rappellent que le Stoxx 600 (indice des 600 meilleures valeurs européennes) a brièvement atteint lundi un plus haut historique en séance, avant de reculer.
A New York comme en Europe, la rotation des actifs a favorisé l'automobile, l'industrie, les banques, les compagnies aériennes, les mines, le secteur voyages et loisirs, au détriment de l'énergie, la défense, les télécommunications et la santé, détaillent-ils.
Vecteur d'inflation, le prix du pétrole poursuivait sa décrue avec la perspective d'un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, point de passage de 20% de la production mondiale.
Vers 10H20 de Paris, le Brent de la mer du Nord, référence du brut, accélérait son recul du jour (-1,97%) à 81,53 dollars le baril (-2,20% à 78,97 dollars pour le WTI américain).
TotalEnergies commençait la journée à l'équilibre (+0,01% à 73,04 euros le titre) après avoir subi une correction la veille.
"Ce mélange d'euphorie sur la technologie, toujours entraînée par l'IA, et le soulagement du recul du prix du pétrole devrait donner encore de l'allant au marché, mais les valorisations deviennent plus exigeantes et devraient limiter la progression des indices", selon les spécialistes de la Banque Postale.
Mardi matin, Schneider Electric séduisait particulièrement les investisseurs (+2,42% à 276,70 euros, meilleure performance).
L'équipementier électrique français a annoncé la veille un partenariat avec le spécialiste taiwanais de l'assemblage électronique Foxconn afin de lancer la prochaine génération de centres de données basés sur l'IA.
STMicroelectronics en peine
Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics réalisait la deuxième plus mauvaise performance du jour après Renault (-2,25% à 66,91 euros).
Juste avant la séance, STMicroelectronics a annoncé une nouvelle émission d'obligations convertibles en actions pour 1,5 milliard de dollars. L'entreprise a aussi annoncé le remboursement anticipé d'obligations convertibles.
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A.Ihab--CdE